Des Ombres sur l'Ouémé
(Lauréat de la biennale photographique de Conches-en-Ouche 2008 (Eure, 27)

« Tendu entre le ciel et l'eau
le pêcheur bat la mesure
de la traversée
avec la rame et son corps ensemble.
Assis entre le ciel et l'eau
nous nous éloignons de la ville
nous nous rapprochons du silence.
Malgré la couleur de la terre
nous sommes comme sur la Manche
et comme la mer, le fleuve sauve le pays.
Si j'étais né à Cotonou
chaque jour je retournerais sur le fleuve
observer de loin
le trop près des hommes
qui, s'ils ne souriaient pas, pleureraient de rage ».
Yvon Le Men

Large d'une centaine de kilomètres, la côte du Bénin est constituée d'un étroit cordon littoral, derrière lequel s'étendent des lagunes calmes parfois ouvertes sur la mer, comme celle de Cotonou, où se jette ce fleuve.
D'ailleurs, Cotonou, située au bord d'une mer agitée, signifie "la lagune de la mort". Cette appellation est due à la couleur rougeâtre des arbres qui bordent la lagune et qui fait penser à du sang. On pensait que les âmes des morts descendaient le fleuve Ouémé pour se jeter dans la mer.
Le territoire de l'Ouémé a mis en place une communauté de communes en juin 2005.
Cette zone se distingue par la position qu'elle occupe, offrant une ouverture intéressante tant vers les autres centres économiques du Bénin tels Cotonou ou Parakou que vers la bande côtière ouest-africaine reliant Sénégal, Côte d'Ivoire, Ghana, Togo, Bénin et Nigeria. De nombreux problèmes subsistent dans cette zone (pollution des eaux, revenus des pêches très bas, augmentation de la capture des poissons, innondations, aucune structure de contrôle pour la source thermale de type hyperthermale installée...).
L'Ouémé est un bijou économique, écologique et touristique pour la localité qui n'en jouit malheureusement pas encore, faute d'une gestion durable de la ressource.

Voir le portfolio


Copyright © 2009 Grimaud Frédéric - Tous droits réservés - SIRET 498 133 768 00024